Comics & Bandes Dessinées in Canada

CFP/Call for Papers

(Français ci-dessous)

Off CenterS : Comics and Bandes Dessinées in Canada

Creating, publishing, reading comics and bandes dessinées have long been marginalized by high culture but also by industrial culture for which other channels were more immediately profitable. The situation has been similar in Canada, and maybe more so in anglophone Canada. However, even within these margins, a field of production has developed, and with it creative hubs. Hence, for 30 years at least, Montreal has been occupying the central position for much of the production in French but also in English (with Drawn & Quarterly) BD, comics and graphic novels. This has been the case in the rest of Canada as it has been in Québec. Toronto, central in the publishing field, is less present in the field of graphic narratives. Even if this city acted as a centre in comics publishing, it is also quite relative considering the cultural weight of the USA in the field of comics and in the field of press illustration.

In this issue of Voix plurielles, we want to explore the worlds of bande dessinée and of comics by considering the parallel evolution of production outside the spaces that occupied or still occupy a central position in Canada, taking into account that the specifics of language and cultures are area-specific. We invite, particularly but not exclusively, contributions on the following questions:

  • How do creators navigate outside the centre/s in the field of BD production in Canada?
  • Who are the artists of bande dessinée, having perhaps attained lesser prominence, who have worked off centres in producing comics in the Canadian regions and provinces?
  • In the case of artists who publish in the U.S.A. and live or were brought up in Canada, what are the connections (textual, visual, institutional) between their lived environment and their works (for instance John Byrne, Todd McFarlane, and Fiona Staples in Alberta, or Lynn Johnston in Manitoba and Northern Ontario)?
  • What is the impact of Canadian instances of legitimation (festivals, prizes, etc.) outside the centres?
  • What place can the Indigenous cultural producers make for themselves in this world dominated by the two official languages?
  • In the case of bande dessinée, what place can the francophone producers make for themselves outside Québec, and how (translation, language classes, libraries, …)?
  • Outside the circuit of the mainstream press in Toronto or a publisher like Drawn & Quarterly in Montréal, what forums for printing and circulation of comics and graphic novels exist?
  • Toronto is a powerful cultural centre but in the world of comics and BD, except for TCAF, it is relatively weak. What are the causes of this? And what about Franco-Ontario? Does it distinguish itself from the anglophone part of the province in the world of comics/BD (production, reception, festivals…)?
  • Did regional newspapers like Edmonton Journal (Alberta) or Le Voyageur (French Ontario) or others, give some space to local creators? Which ones? When? Why?
  • Vancouver is an enormous and culturally dynamic city. Did it produce BD and/or comics other than the recent USNA by the USNA publications Inc. (2012)? What role does Vancouver play in the Canadian world of BD and comics? What about the rest of BC?
  • The province of Saskatchewan is first known in comics through David Collier’s Surviving Saskatoon. Who are the Canadian creators depicting or creating in the prairies, and how have their works shaped the Canadian comics landscape? Does there exist, in the world of comics, something called « prairie comics » as an analogue to prairie literature?
  • Manitobais known in the BD world for one of the most important Canadian heroes, i.e., Louis Riel. Are there other Manitoban or prairie heroes and heroines that have, or perhaps deserve their own comics?
  • Conundrum, located before in Québec, went to Halifax in 2012 (Nova Scotia). Why this move? Wouldn’t writing the history and sociology of this publisher be of prime interest?
  • New Brunswick, with less than one million inhabitants, recently produced several BD/comics like Brian Toffu dans Terreur en Acadie by Bertrand Dugas (2013), L’espion de trop by Voro and F. Antoine (Glénat, 2019), and the webcomics « Ménage à 3 » by Gisèle Lagacé. How can this phenomenon be explained, and how must we understand New Brunswick, and Maritime Canada in general, as figures in the Canadian comics scene?

In this issue, we are looking for texts on these topics and the many others that, we, the co-editors, don’t know yet. Various approaches are welcome from ethnographic studies of fans and expo visitors to more traditional « textual » analyses, to interviews with creators of the comics world and quantitative research of publications. Articles in English are accepted but will be translated en français for this publication by the editorial team.

Send a 300-word proposal, including a basic bibliography, and a 100-word bio-bibliography to : Chris Reyns-Chikuma (reynschi@ualberta.ca), Jocelyn Sakal Froese (jfroese@wlu.ca), Jean Sébastien (jsebastien@cmaisonneuve.qc.ca)

By : December 15 2021

Reply : mid-January 2022

Complete article : end of April 2022

Revisions during the Summer 2022

Publication : end of 2022.

Appel à textes

Hors des centres: bandes dessinées et comics au Canada.

Créer, publier, lire des bandes dessinées ou des comics, cela a longtemps été des activités marginales tant pour la haute culture que la culture industrielle qui a trouvé des canaux plus immédiatement profitables. Il en fut de même au Canada, plus particulièrement anglophone. Cependant, même dans ces marges s’est développé un champ de production dans lequel s’est formé un centre, voire des centres, dans l’économie du champ national. Ainsi, depuis au moins trente ans, Montréal occupe dans le domaine une position centrale tant pour la BD francophone que pour les comics et romans graphiques/«graphic novels» (avec Drawn & Quarterly), et ce tant au Québec que dans le reste du Canada. Toronto, centre dans le domaine de l’édition, l’est moins dans le champ des récits dessinés. Mais si cette ville a pu, par la notoriété de sa presse, agir comme un centre, c’est aussi bien relatif compte tenu du poids culturel de États-Unis dans le champ des comics et dans celui voisin de la production culturelle de l’illustration de presse.

Dans ce numéro de Voix plurielles, nous voulons explorer les mondes de la bande dessinée et des comics en prenant en compte qu’il y a eu évolution parallèle selon les langues et les zones culturelles hors des espaces qui ont occupé ou occupent une position centrale au Canada. Nous invitons particulièrement, mais non exclusivement, des contributions sur les questions suivantes :

  • Comment les créateurs-créatrices naviguent-ils hors centre dans le champ de production de la bande dessinée au Canada ?
  • Quels sont les artistes de la bande dessinée peu ou mal connus travaillant ou ayant travaillé hors centre qui produisent dans les régions et provinces canadiennes ?
  • Dans le cas d’artistes qui publient aux États-Unis et qui vivent ou ont grandi au Canada, quelles sont les connexions (textuelles, visuelles, institutionnelles) entre l’environnement vécu et leurs œuvres (par exemple John Byrne, Todd McFarlane et Fiona Staples en Alberta ou Lynn Johnston au Manitoba et dans le nord de l’Ontario) ?
  • Quel est l’impact des instances canadiennes de légitimation (festivals, prix, etc.) hors centre ?
  • Quelle place les productions culturelles autochtones peuvent-elles se tailler dans ce monde dominé par les deux langues officielles ?
  • Dans le cas de la bande dessinée, quelle place la production francophone peut-elle se faire hors-Québec, et comment (traduction, cours de langue française, bibliothèque, etc.) ?
  • Hors du circuit de la grande presse torontoise ou d’une maison d’édition comme Drawn & Quarterly de Montréal, quelle place les comics et les « graphic novels » se forgent-ils ?
  • Toronto est un centre culturel puissant mais dans le domaine du monde des comics et BD, sauf pour le TCAF, relativement faible. Quelles en sont les causes ? La partie franco-ontarienne se distingue-t-elle de la partie anglophone dans sa relation (production, réception, festivals, etc. ?) avec le monde des comics/BD ?
  • Les journaux régionaux comme Edmonton Journal (Alberta) ou Le Voyageur (Ontario francophone) ou d’autres, ont-ils donné de l’espace à des créateurs locaux ? Lesquels ? Quand ? Pourquoi ?
  • Vancouver est une ville énorme et culturellement dynamique. A-t-elle produit des BD et comics autres que le récent USNA des « USNA publications Inc. » (2012) ? Quel rôle joue Vancouver dans les BD et comics canadiens ?
  • La Saskatchewan est la province d’abord connue en BD pour Surviving Saskatoon de David Collier. Quels sont les autres créateurs/créatrices originaires ou parlant de cette province ?
  • Le Manitobaest connu en BD pour l’un des héros canadiens les plus dessinés, Louis Riel. Y a-t-il d’autres héros et héroïnes manitobains dessiné.e.s ou à dessiner ?
  • Conundrum, situé autrefois au Québec, s’est installé à Halifax en 2012 (Nouvelle-Écosse). Pourquoi ce déplacement ? Écrire l’histoire et la sociologie de cette maison d’édition ne serait-il pas intéressant ?
  • Le Nouveau-Brunswick avec moins d’un million d’habitants a produit plusieurs BD/comics récemment comme Brian Toffu dans Terreur en Acadie de Bertrand Dugas (2013), L’espion de trop de Voro et F. Antoine (Glénat, 2019), et le webcomics « Ménage à 3 » de Gisèle Lagacé. Comment expliquer ce phénomène ?

Dans ce numéro nous cherchons des textes sur ces sujets et sur les nombreux autres dont nous, les co-éditeurs, ne sommes pas encore conscients. Les approches diverses sont les bienvenues : des études ethnographiques de fans et visiteurs de festivals aux études « textuelles » en passant par des entretiens avec des artistes du monde de la BD et des comics et des recherches quantitatives des publications d’éditeurs. Les articles en anglais sont acceptés et seront traduits en français pour la publication par l’équipe éditoriale.

Envoyez-nous une proposition de 300 mots, incluant une bibliographie de base, et avec votre bio-bibliographie de 100 mots, à : Chris Reyns-Chikuma (reynschi@ualberta.ca), Jocelyn Sakal Froese (jfroese@wlu.ca), Jean Sébastien (jsebastien@cmaisonneuve.qc.ca)

Avant : le 15 décembre 2021

Réponse : mi-janvier 2022

Article complet : fin avril 2022

Révisions durant l’été 2022

Publication : fin 2022.

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